Die Ausstellung „La Méditerranée et la Provence“ führte Klaus-Jürgen Maiwald zum vierten Mal (nach 2000, 2007 und 2013) in die „Villa Medici der Provence“.

 

Die 2018 in Lourmarin ausgestellten Bilder sind von dem Versuch geprägt, eine Synthese von formauflösender Tendenz seiner frühen Loire-Landschaften und der geometrischen Abstraktion der späteren provenzalischen Felder zu erreichen.

 

Das malerische Konzept der „Landschaftserinnerung“  begründet eine fruchtbare Spannung zwischen den gegenständlichen Motiven, der emotionalen Dimension des Erlebens und den Möglichkeiten freier bildnerischer Mittel. Innerhalb dieses Spannungsfeldes werden Grenzen der Abstraktion ausgelotet. Dieses Ausbalancieren von Naturform und Bildform vollzieht sich im Atelier - nicht  „vor der Natur“. Dabei führt die zeitliche und räumliche Entfernung bereits zur Konzentration auf Wesentliches und damit konsequent zum Abstraktionsprozess. Der zeigt sich in unterschiedlichen Abstraktionsgraden und Abstraktionsweisen. Je nachdem, wie sich die malerische Auseinandersetzung entwickelt, ist die Entfernung vom gegenständlichen Motiv graduell sehr unterschiedlich. Hier haben wiederholte Übermalungen ihren Grund, aber auch relativ lange Bearbeitungszeiten.

 

Wie es Erinnerungen so an sich haben, schwingen immer auch Wehmut und Sehnsucht mit, weil das Erleben nicht konservierbar, nicht abbildbar und immer flüchtig ist. Maiwalds Malerei ist ein freilich vergeblicher, wenn auch lustvoller Versuch, dem Moment Dauer zu verleihen – sinnliche Erfahrungen mediterraner Welt ästhetisch zu verdichten, malerische Äquivalente zu schaffen.

 

Wenn die Betrachter sich auf die besondere Sprache eines Bildes einlassen, von ihm berührt werden, kann es in ihnen ganz persönliche Erinnerungen und Vorstellungsbilder hervorrufen. Die Freude am Bild verbindet dann beide!

 

 

 

 

 

 

 

 

L’exposition «La Méditerranée et la Provence» en 2018, emmène Klaus-Jürgen Maiwald une quatrième fois (après 2000, 2007 et 2013) dans la «Villa Medici de Provence».

 

II aborde les motifs rencontrés lors de ses voyages en France au travers d’une peinture expressive. Sa peinture matérialise et concrétise les divers souvenirs de paysages rencontrés, leur lumière, leurs arômes, autant par les couleurs et la forme que par le pur bonheur éprouvé par l’artiste lors de l’utilisation ludique et sensuelle des différents matériaux de création.

 

C’est bien le propre des souvenirs qu’ils soient emprunts d’une touche de mélancolie et de nostalgie due à l’impossibilité d’en capter l’image et les rendant ainsi toujours volatiles. Sa peinture reste donc un vain essai de faire perdurer l’instant, essai cependant voluptueux que celui de comprimer l’expérience sensitive et sensuelle des paysages du sud dans une forme esthétique. Si le tableau arrive à toucher l’observateur par son message, ce dernier lui permettra de remémorer des souvenirs tout à fait personnels qui seront totalement différents des impressions visuelles du peintre. Le plaisir éprouvé devant le tableau les liera alors l’un à l’autre!

 

Les tableaux sont des objets imagés mais autonomes qui s‘affirment par rapport à la nature. En dépit de son attirance pour l’aventure de la peinture non figurative, il reste lié à l’objet, au motif qui par son attrait visuel, déclenche le processus de l’acte de peindre. Les différents degrés d’abstraction, dans leur diverse expression, démontrent cet exercice d’équilibre entre la forme naturelle et celle du tableau. Dans ses paysages de la Loire, peints antérieurement, la tendance de formes se dissolvant apparaît clairement. Par contre, les tableaux provençaux et méditerranéens qui seront exposés à Lourmarin évoluent ces dernières années vers une synthèse entre la dissolution des formes et leur abstraction géométrique.